Au cours de la période troublée des premiers siècles du Moyen Age, la population se replie dans le quartier de l´amphithéâtre romain. Le monument antique est alors occupé par des habitations et il devient le Château des Arènes. Nîmes se trouve alors sous l´occupation des Wisigoths.
La première agglomération nîmoise s´est développée autour de la source de la Fontaine et sur les pentes méridionales du mont Cavalier vers la fin du VIème siècle et le début du Vème siècle avant J.C.
La source a fait l´objet d´un culte dès l´époque pré romaine : on y vénérait Nemausus qui a donné son nom à la ville. Cette divinité indigène est connue par des inscriptions en écriture gallo-grecque ou en latin et par des monnaies. Les traces d´un bâtiment à portique découvert en 1992, lors de fouilles près de la source, nous parlent aussi des pratiques culturelles de l´époque gauloise.
Si le tissu urbain du centre ancien (l´ "écusson") est d´origine médiévale, l´architecture civile de cette époque nous a transmis les vestiges de quelques fenêtres en arc brisé et des éléments de décors sculptés. On peut les découvrir au hasard d´une promenade dans les rues de la vieille ville.
Les informations sur l´époque préhistorique à Nîmes sont peu abondantes : l´urbanisation protohistorique, précoce et dense, a pu détruire les témoignages d´occupations antérieures.
Le plus ancien monument de Nîmes est le menhir de Courbessac.
Il se dresse à l´est de la ville en bordure de la route d´Avignon (R.N. 89).
Haut de 2m 17, il a environ 4500 ans.
Des stations néolithiques sont implantées dans les environs de Nîmes, au contact de la garrigue et de la plaine.
A l´époque d´Auguste, Nîmes est devenue la Colonia Augusta de Nemausus. Elle est le chef-lieu d´une grande cité de la province romaine de la Gaule narbonnaise. L´agglomération se développe à partir de l´oppidum vers l´est et vers le sud dans la plaine. Elle est entourée d´une enceinte de plus de 6 km qui englobe 220 hectares. C´est l´une des villes les plus étendues de la Gaule romaine. Un atelier monétaire a fonctionné à Nîmes sous le principat d´Auguste.
Trois émissions d´as en cuivre sont connues : ces monnaies portent, au droit, les effigies d´Auguste et d´Agrippa et, au revers, un crocodile enchaîné à une palme avec la légende Col Nem. On peut voir dans cette iconographie un hommage, rendu par les habitants de la colonie de Nemausus à l´empereur Octave Auguste, évoquant sa victoire sur Antoine et Cléopâtre, à la bataille d´Actium (31 avant J.C.). L´emblème de la ville d´aujourd´hui s´inspire de cet as au crocodile.
Peu d´édifices de cette époque subsistent à Nîmes, (car ils ont été endommagés au cours des guerres de religion). Cependant, la façade de la cathédrale Notre-Dame et St Castor. est ornée d´une belle frise romane, représentant des scènes bibliques. Dans la rue de la Madeleine subsistent des éléments de la façade d´une maison romane.
L´aspect de Nîmes au XVIème siècle est connu à travers une gravure publiée, en 1560, par l´historien Jean Poldo d´Albenas dans le "Discours historial de l´Antique et illustre cité de Nismes ", premier ouvrage imprimé relatant l´histoire de la ville.
Nîmes la "Rome française", la ville "aux sept collines", fière de ses deux mille ans d´histoire,
se prépare à entrer, plus jeune que jamais, dans le troisième millénaire.
Capitale du Gard depuis 4000 ans, Nîmes s'est imposée grâce à ses richesses culturelles et historiques traversant les époques et les âges. Nichée entre ses Sept collines, Nîmes paresse entre Costières et garrigues au Nord, et petite Camargue au Sud
D'abord antique et idéale avec ses splendeurs romaines : Maison Carrée, Arènes, Tour Magne, Porte Auguste, Nîmes protège et chérie jalousement les marques du temps où elle fut un centre important sous l'empire Romain.
Située à proximité d'une source, Nîmes doit son nom à Némoz, divinité de l'eau qui guérit, vénéré par les tribus Gauloises qui étaient alors l'occupant des lieux. Bien plus tard les Romains s'emparèrent de cette croyance et l'Empereur Auguste, lors de la Pax Romana fit don des terres entourant la source à ses vétérans de guerre.
Nîmes avait acquis ses lettres de noblesses.
La légende est belle, qui dit qu'Hercule lors de ses amours innombrables eut un descendant tutélaire : Némausus. Et au fil du temps , Nemse puis Nîsmes et Nîmes.
L'occupation Romaine fut une période faste où il fut construit de nombreux édifices destinés aux cultes (Maison Carré) et ceux abandonnés aux joies du jeux (Arènes). Tous les quartiers sont alimentés en eau à partir du castellum (grâce au Pont du Gard), des remparts et des portes d'entrées sont construits à différents endroits de la cité pour plus de sécurité. La Tour Magne, qui domine la colline de la source, fut construite comme vigie, car Nîmes frappait sa monnaie.
Celle-ci possède encore ses armoiries, un crocodile enchaîné à un palmier couronné de Laurier, en célébration d'une campagne victorieuse en Égypte des légionnaires de la Col Nem -Colonia Nemausensis- colonie de Nîmes.
L'histoire de Nîmes a continué de s'écrire au cours des siècles suivants. En s'appropriant les nouvelles cultures tout en leur résistant, la ville acquiert son originalité architecturale et façonne son identité culturelle. Les turbulences du Moyen-age provoquent un siècle de conflits inter religieux, apportant à Nîmes une des plus importantes communautés protestante de France
et son esprit critique.
Une étonnante contradiction persiste entre l'austérité apparente de la ville et les démonstrations explosives auxquelles ses habitants s'abandonnent et s'adonnent à toute occasion de fêtes. Au XIXème siècle, les Arènes étant redevenues un lieu de spectacles, le Taureau devient un culte
lui aussi.
Commence alors pour Nîmes l'influence Ibérique et tout son cortège de folklore. Située à la croisée des Pays Méditerranéens , passage obligé par la Via Domitia en d'autres temps, ne demandez pas à un Nîmois s'il se sent romain, andalou, provençal, languedocien, camarguais ou cévenol
Il est tout à la fois. Voilà qui fait son charme ainsi que celui de la ville.
Nîmes, Gauloise
450 ans av. JC : déjà à cette époque les Gaulois connurent le métissage des cultures, celle des Celtes et celle que le grand port de Phocée (Marseille) imposait à tout le Sud.
Nîmes, Romaine
Ses origines permettent à l'ancienne Colonia Nemausensis, cité de droit latin de la province Narbonnaise, de porter ce nom synonyme de grandeur. La conquête de la Gaule par César et ses légions, introduit la civilisation romaine. L'oppidum des Volques Arécomiques deviendra une ville selon le modèle de la grande Rome. Grâce à la Via Domitia, la ville commerce et sous le règne de l'empereur Auguste, Nîmes est une des villes, avec Lyon et Narbonne, les plus importantes en Gaule Romaine avec comme privilège de frapper sa monnaie.
Nîmes, au Moyen-Age
La ville se rétrécit autour de la cathédrale Saint Castor et des Arènes qui servent de forteresse, lieu de refuge pour la population en cas de conflits. Jusqu'à 2000 personnes y vivaient en un véritable petit village. Nîmes vit une première renaissance à la fin des guerres de religion. Grâce à l'industrie textile, à partir du XVIIème siècle, et ses riches marchands et fabricants d'étoffes, Nîmes devient une des plus grandes ville industrielles. Le consul est chargé en 1740 par les marchands drapiers et fabricants, de modifier le cours de la source qui jusqu'alors ne présentait ni canaux ni esplanades ni plantations d'agréments. Ces innovations, avant tout techniques et économiques, facilitèrent l'exploitation de la fontaine et aboutiront à l'une des plus belles promenades de France.
Nîmes, moderne et contemporaine
La destruction des remparts, à la fin du XVIIIème siècle, et larrivée du chemin de fer, un siècle plus tard, donnent à la ville sa structure actuelle. Les boulevards qui cernent le cur historique, secteur sauvegardé depuis 1985, remplacent le fossé des remparts. La construction de la gare et de lavenue Feuchère fixent la direction de lexpansion de Nîmes, le Sud.
Nîmes se présente comme une ville moderne et dynamique comme le prouvent ses réalisations architecturales et le développement économique de sa périphérie.
La Féria
Le taureau est un mythe chez les nîmois. La tradition tauromachique coule dans les veines de ce peuple du Sud bercé depuis des générations par une culture et des coutumes taurines dinspiration camarguaise ou espagnole.
En Camargue, les croix qui bordent les chemins rendent hommage aux Toros.
Cest pourquoi, sil est un lieu où la Féria peut sexprimer, cest bien à Nîmes et dans tout le département du Gard.
Si l'on observe un plan de Nîmes, le coeur de la cité forme un triangle dont les trois sommets sont le square Antonin, l'église St-Baudile et les arènes. Quant aux côtés, ils sont matérialisés par les boulevards Gambetta, Victor Hugo et Amiral Courbet.